Home » Actualité, Communiqués de presse, Le fil...

Actualité, Communiqués de presse, Le fil... 1 mar 2012

Le Gouvernement bruxellois a entamé le classement de deux œuvres majeures de l’architecte belge Henri Lacoste

Henri Lacoste (1885-1968), fut l’un des architectes les plus originaux de son temps et l’un des pédagogues les plus influents de l’architecture du XXe siècle en Belgique. Féru d’archéologie et d’histoire de l’architecture, il développa une forme d’Art déco très personnelle, nourrie de multiples références historiques et culturelles. Pourtant, son œuvre n’avait encore jamais fait l’objet d’un classement sur le territoire bruxellois. C’est pourquoi, à l’initiative de Charles Picqué, le Gouvernement bruxellois a entamé le classement de 2 œuvres majeures de l’architecte belge.

La villa personnelle de l’architecte à Auderghem

Située dans un quartier résidentiel d’Auderghem, non loin de la forêt de Soignes, la villa située avenue Jean Van Horenbeek 145 fut la demeure personnelle d’Henri Lacoste.

A l’initiative du Ministre-Président Charles Picqué, le Gouvernement bruxellois a décidé, ce jeudi, d’entamer le classement de la totalité de la villa et une partie de son jardin.

Cette maison édifiée en 1926 se situe à la charnière du courant Art Déco moderniste et d’une vision plus traditionnelle teintée d’éclectisme. Elle synthétise parfaitement les préoccupations de l’architecture mélangeant avec audace modernité et références au passé. Elle s’affirme par ses jeux plastiques, sa volumétrie, son décor original constitué principalement de bas-reliefs antiques ou modernes, sa polychromie tranchée et ses matériaux (béton, granite).
Malgré sa dimension plutôt modeste, la villa regorge de formules qui seront présentes dans d’autres œuvres importantes de l’architecte tel les appuis inclinés, les carrelages colorés, les modules des garde-corps. On retrouvera ce même langage dans la maison communale  et  l’église de Bléharies ( Hainaut – 1924), à la Fondation Reine Elisabeth à Bruxelles (1927) ou dans la maison Pion à Tournai (1935).

Par souci de cohérence pour l’intérêt de cette maison d’architecte, le Gouvernement bruxellois a décidé de classer la totalité de la villa personnelle de l’architecte Henri Lacoste, en ce compris les éléments de décor et de mobilier faisant partie intégrante du bien, et une partie de son jardin.

  • La Fondation Reine Élisabeth

Située à front de l’avenue Crocq sur le site de l’hôpital Brugmann construit par Victor Horta, la Fondation Reine Élisabeth fut créée en 1927-1930 à l’initiative de la reine Élisabeth de Belgique afin d’encourager la recherche médicale en laboratoire et favoriser ses relations avec la pratique hospitalière.

Il s’agit de l’une des œuvres les plus remarquables de l’architecte belge Henry Lacoste et l’un des témoins les plus exceptionnels de l’Art Déco que compte la Région Bruxelloise, que ce soit en termes de composition architecturale, de scénographie, de couleur et de qualité des matériaux (marbrites, vitraux, etc.).

Le programme, inhabituel à l’époque, fut conçu en collaboration avec le docteur Nolf, chargé de la direction de l’Institut dès sa création. Il englobe des laboratoires de recherches, une grande bibliothèque et salle de conférence à vocation publique et un logement de fonction pour le directeur. La Fondation offrait également à l’époque en matière de recherche médicale les installations les plus modernes (laboratoires d’analyse biologique, de biophysique, de biochimie, de bactériologie, de médecine expérimentale, etc.),

A l’initiative du Ministre-Président, le gouvernement bruxellois a décidé d’entamer le classement des éléments les plus remarquables de la Fondation Reine Elisabeth (façades, toitures, totalité de l’aile abritant l’entrée, le logement du directeur, la bibliothèque et certaines parties de l’aile des laboratoires).

Charles Picqué : « Le classement de ces patrimoines remarquables s’inscrit dans le cadre d’une volonté de mise en valeur de l’architecte Henri Lacoste.  Bien que celui-ci soit reconnu comme étant l’un des architectes Art déco les plus importants à Bruxelles et en Belgique, aucune de ses réalisations n’était jusqu’à présent protégée sur le territoire bruxellois ».