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Actualité, Communiqués de presse, Le fil... 27 avr 2012

Charles Picqué répond à Philippe Pivin sur le coût de la police locale à Bruxelles

Interpellé ce jeudi au Parlement bruxellois par le député Philippe Pivin sur le coût de la police locale, le Ministre-Président, Charles Picqué a livré les résultats de l’étude de l’Observatoire régional de la sécurité chargé d’analyser le coût de la police locale de 2007 à 2011.

Le Ministre-Président a tenu tout d’abord à rappeler que le coût de la police est toujours plus élevé dans les grandes villes comme Bruxelles que dans les zones rurales étant donné la densité de population, le flux important de navetteur et l’importance du taux de criminalité et d’incivisme que les centres urbains regroupent.

Selon l’étude de l’Observatoire,  le taux de croissance du coût des zones de police locales bruxelloises entre 2007 et 2011 est en moyenne de près de 20 % (19,82 %).
Cela représente notamment :

- en frais de fonctionnement :  + 69,17%. Ces frais de fonctionnement représentent entre 10 et 13 % des dépenses des zones.
- en frais de personnel : + 16,01%, ils représentent entre 85 et 88 % du total des dépenses des zones.

De manière globale, cela avoisine une augmentation de 4 % par an, indexation comprise.
Le taux de croissance de l’occupation du cadre a quant à lui augmenté de moins de 1 % par an.

De manière plus générale, en ce qui concerne l’évolution des dotations communales et fédérales, il ressort de l’examen effectué par l’Observatoire que l’ensemble des dotations communales, toutes communes confondues, a vu sa croissance atteindre 16,3 % entre 2008 et 2011 alors que la dotation fédérale n’augmentait que de 4,6 %.

Pour Charles Picqué, toutes ces données confirment que Bruxelles est victime de la conjonction de deux facteurs en ce qui concerne l’organisation policière :

1/ le désinvestissement du fédéral en ce qui concerne la réserve fédérale affectée à Bruxelles et les effectifs très modestes de la police des chemins de fer affectée à la capitale
2/ quant à la police zonale, la disproportion croissante entre le coût de ses missions multiples et les financements fédéraux qui ne sont par ailleurs pas adaptés à la croissance démographique

Charles Picqué déplore également que l’organisation du recrutement de la police fédérale pour l’ensemble du pays, et donc y compris des zones,  soit insuffisante, surtout en regard des besoins des grandes villes et de Bruxelles en particulier.

Pour Charles Picqué: « Compte tenu de l’âge moyen, des policiers actuellement en service, de l’accroissement de la population et des besoins croissants concernant la lutte contre l’insécurité, il est impératif que le fédéral constitue des réserves de recrutement en rapport avec les besoins réels”.

Lire l’intégralité de la réponse de Charles Picqué