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Actualité, Le fil..., à la une 26 mar 2009

Charles Picqué « La place des services publics est aujourd’hui au centre des débats de société »

logo cgspMercredi matin, Charles Picqué était invité à ouvrir le colloque de la CGSP sur la crise financière et les services publics.

Pour Charles Picqué, les services publics constituent en effet le meilleur rempart contre les effets de la crise financière, économique et sociale car ils sont les garants de la régulation, de la solidarité entre les personnes, de la justice sociale, bref d’une société au service de l’intérêt général.

« Nous sommes à l’heure de véritables choix idéologiques, de choix de société. J’entends certaines voix s’élever, réclamant de profiter de la crise économique pour en découdre avec la fonction publique. Certains vont même jusqu’à suggérer, sans complexe, la suppression de 27.000 fonctionnaires pour faire des économies! Et quand ce n’est pas aux fonctionnaires qu’on s’en prend, c’est aux chômeurs ou aux syndicats… On entend parler de rentabilité, de création de valeur ajoutée, de performance. »

Or, les services publics sont indispensables pour développer les solidarités dans la ville: grâce à eux, on peut créer des politiques de discrimination positive dans les quartiers fragilisés ; ils sont un moyen d’éviter l’abandon de certains quartiers et le déplacement de la population des classes moyennes vers l’extérieur de la ville ; enfin, ils permettent d’ assurer un service universel pour tous, quels que soient ses revenus

Or, la crise sociale qui s’annonce, appelle tout un chacun à se mobiliser: il va falloir développer les solidarités dans la ville !

Dans ce contexte de remise en question de la place des services publics, Charles Picqué a rappelé qu’il ne peut y avoir de bonnes administrations sans un effectif suffisant et sans de bonnes conditions de travail pour les agents, en particulier pour les fonctions les plus modestes.

« Quand je suis arrivé au Gouvernement en 2004, il existait jusqu’à 10 % d’écart entre la rémunération moyenne d’un fonctionnaire communal bruxellois et celle d’un fonctionnaire communal wallon ou flamand. Cette situation inadmissible n’avait jamais été prise en considération sous la législature précédente!

Pour réduire ces discriminations, nous avons donc décidé d’octroyer, pour la première fois, une aide financière directe de la Région aux pouvoirs locaux pour permettre la revalorisation salariale de leurs agents »

Grâce à ces moyens régionaux (27 millions €/an), les communes, CPAS et hôpitaux publics ont pu s’engager dans une revalorisation salariale de leur personnel allant de + 2 à + 5% selon les niveaux avec une attention particulière pour les bas salaires qui étaient les plus mal lotis. Cela concerne environ 30.000 agents. »

Mais Charles Picqué a voulu tenir un discours de vérité: poursuivre dans la voie de la revalorisation barémique des agents des pouvoirs locaux, c’est évidemment poser la question plus fondamentale du financement de la Région bruxelloise et par conséquent des pouvoirs locaux

Charles Picqué a plaidé aussi pour qu’on continue à investir dans la formation des agents des service publics.

En guise de conclusion, le Ministre-Président a insisté sur le fait que plus que jamais, il fallait continuer à engager du personnel dans les services publics bruxellois !

Les services publics doivent aussi être des moyens d’insertion, car ils peuvent aussi donner une chance à des jeunes d’entamer une carrière…