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!!, Actualité, Bruxelles / Brussel, non-classés, à la une 14 avr 2014

Vers une meilleure gestion des voiries régionales

Le mercredi 19 février 2014,  j’ai interrogé en Commission de l’Infrastructure, la Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée des Travaux publics, des Transports, de l’Informatique régionale et communale et du Port de Bruxelles sur la gestion de l’entretien des voiries régionales.

Mes questions ont plus spécifiquement porté sur la détection des dégradations des voiries régionales et sur les modes de réparation:

«Concernant la détection des problèmes, «Bruxelles Mobilité» a mis récemment en ligne le service «Fix My Street» qui permet aux citoyens de signaler un problème qu’ils auraient constaté sur une voirie. Ce nouveau système va évidemment dans la bonne direction mais je m’interroge sur les moyens dont dispose «Bruxelles Mobilité» pour détecter elle-même des dysfonctionnements.

Et des dysfonctionnements, il y en a.

Par exemple, aux abords de la gare du Midi, porte d’entrée de notre ville, plus grand lieu de passage de navetteurs et voyageurs du pays, on constate un non entretien des passages pour piétons de l’avenue Fonsny, Ce sont chaque année les services de la commune qui informe vos services de la nécessité d’intervenir.

Je souhaiterais savoir comment est organisé le système de détection au sein de «Bruxelles Mobilité». Y a-t-il des passages réguliers organisés par vos services? Si oui, à quel rythme? Quels sont les espaces/lieux prioritaires?

Concernant la gestion des réparations, des entretiens des voiries régionales, pourriez-vous m’indiquer le mode d’intervention privilégié au sein de «Bruxelles-Mobilité»?

Est-il fait appel en tout ou en partie à une société privée ou au contraire, ces travaux sont-ils effectués par du personnel de «Bruxelles-Mobilité»?

Quel est le délai moyen d’intervention?

Pourriez-vous me préciser le nombre d’équivalent temps plein de «Bruxelles-Mobilité» affecté à l’entretien des voiries régionales et les moyens matériels dont ils disposent?

En ce qui concerne les marchés stocks d’entretien, pourriez-vous combien d’entreprises privées sont désignées par la Région pour l’entretien des voiries régionales, comment se déroulent l’échange d’information entre «Bruxelles-Mobilité» et les entreprises de travaux?

Pour conclure, je voudrais élargir le débat à la répartition des compétences entre les communes et la Région. Une gestion publique optimale, nécessite que pour chaque problématique, on détermine quel est le niveau de pouvoir le plus efficace pour le résoudre.

C’est ce principe qui nous a guidés lors des discussions sur la réforme des institutions intra-bruxelloises et qui nous a décidés à confier aux communes la gestion de la propreté des voiries régionales.

Aujourd’hui, je me demande si nous ne devrions pas aller plus loin en confiant aux communes la gestion de l’entretien de certaines voiries régionales, celles dont le trafic est limité et qui sont situées sur une seule commune.

Cela n’a effectivement pas beaucoup de sens de confier à un fonctionnaire dont les bureaux sont situés à la gare du Nord la responsabilité de la gestion de voiries sans véritables enjeux régionaux. Nous gagnerions en efficacité si les services communaux qui arpentent ces rues au quotidien en assumaient la responsabilité.

A la condition, bien entendu, que la Région leur en donne les moyens. Cela aurait également l’avantage de concentrer l’attention de «Bruxelles-Mobilité» sur les lieux stratégiques tels que les abords des grandes gares ou autres infrastructures routières et de transports en commun, …».

Réponse de la Ministre (p.11)