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Le fil..., Politique général 29 oct 2009

Le budget 2010 à Bruxelles : des économies sans compromettre l’avenir des Bruxellois

Malgré les restrictions budgétaires dues à la crise économique, le budget 2010 permet de réaliser 290 millions d’euros d’économies sans faire payer les Bruxellois et veille à maintenir les politiques essentielles pour le bien-être des Bruxellois telles que l’emploi, le logement, la rénovation du bâti, les politiques de proximité menées par les communes et les CPAS, la constructions d’équipements (crèches etc…). Ces économies sont dues notamment au report de certains investissements en travaux publics et mobilité, à une réduction des frais de fonctionnement des cabinets, du parlement et de la Stib, à la vente de certains bâtiments et à l’amélioration de la perception de certaines taxes.

La Région bruxelloise est, particulièrement touchée par la crise économique parce que son budget est composé à 55% de recettes propres et non majoritairement de dotations, par essence plus stables, comme les autres Régions et Communautés. Résultat: la Région bruxelloise a dû réduire de presque 12% ses dépenses compressibles pour 2010 alors qu’ailleurs, on tourne autour des 4 à 5%, tout en veillant à maintenir des politiques essentielles pour les habitants.

En résumé, les principaux efforts seront effectués sur les investissements via des reports, principalement dans les départements de la mobilité (22 millions d’euros), des travaux publics (espaces verts, voiries) et infrastructures (55 millions). On économisera aussi 10% sur les dépenses de cabinets, sur la dotation au parlement (2,5 millions d’euros)

et sur les frais de fonctionnement de la STIB (10 millions d’euros).

Le gouvernement bruxellois compte par ailleurs faire entrer 19,5 millions d’euros dans les caisses en revendant des bâtiments et des terrains de la Société de Développement régional de Bruxelles. Autres recettes prévues :une taxe de 7 euros/tonne, identique à celle des Régions flamande et wallonne sur l’incinération des déchets des entreprises contribuables sera levée, 6 millions de recettes commerciales supplémentaires pour l’enlèvement des immondices, 15 millions dans la cadre de la lutte contre les procédés fiscaux de contournement des droits d’enregistrement, et 40 millions de dotations temporairement inutilisées par la Société de Logement régional de Bruxelles.

Certains montants réservés à certains projets non encore réalisés de l’accord de coopération Beliris seront redirigés vers des dépenses urgentes en matière de mobilité (notamment l’achat de nouveaux trams).

Charles Picqué : « Il s’agit d’un budget de transition. Le Gouvernement a voulu préserver des politiques essentielles pour le bien-être des Bruxellois : en matière d’emploi (ACS, Fonds structurels), d’économie d’énergie, de rénovation du bâti, des politiques de proximité menées par les communes et les CPAS, de logement, de construction d’équipements (crèches,…) ou du développement socio-économique et urbanistique à long terme (PRDD). La crise économique a fait apparaître de manière encore plus nette le sous-financement structurel de Bruxelles. Il est absolument nécessaire qu’il y ait une prise de conscience autour de cette réalité dont les conséquences seront négatives tant pour l’Etat fédéral que pour les autres entités régionales mais aussi certaines provinces ou communes limitrophes. A terme, la Région ne sera plus en mesure d’assumer sur ses budgets une partie des missions qu’elle remplit au titre de capitale de la Belgique. »

Soucieux de faire la démonstration de sa capacité de bonne gestion, le gouvernement bruxellois à donc réduit son budget de 240 millions d’euros en 2009 et 290 millions d’euros en 2010, limitant le déficit à 300 millions d’euros sur un budget de 3 milliards d’euros, soit

à un niveau inférieur à ce que préconisait le Conseil supérieur des Finances (359 millions d’euros en 2009, et entre 380 et 450 millions d’euros en 2010.