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Actualité, Communiqués de presse, à la une 5 oct 2010

Bilan de la première année d’investissement de la ligne Bruxellimage-Wallimage à Bruxelles

En avril 2009, je vous annonçais la mise en place du fonds Bruxellimage.

Pour rappel, il s’agit d’un « Accord cinématographique» entre la Région wallonne et la Région bruxelloise qui a permis de créer une ligne de financement mixte, appelée «Wallimage/Bruxellimage» alimentée par les 2 Régions à hauteur d’1 Million d’€ chacune.1

Un an et demi après, quel bilan pouvons-nous tirer de cet investissement ?

Le cinéma apporte une réelle valeur ajoutée en termes de rayonnement et de notoriété pour notre Région, c’est une évidence.
Mais ce secteur, c’est aussi un authentique relais de développement économique pour Bruxelles.

Déjà bien ancré mais toujours en pleine croissance, le cinéma à Bruxelles est constitué en petites, voire très petites entreprises. Les différents acteurs de la chaîne de valeur de l’audiovisuel représentent près de 5.000 emplois à Bruxelles ! ( production, post production, distribution, exploitation, etc ) .

En créant le fonds Bruxellimage, j’ai donc voulu développer un projet économique dans un secteur qui prend une importance de plus en plus grande, tout en m’assurant que la formule choisie puisse aboutir à une collaboration entre les régions et non pas à une concurrence stérile entre elles.

En effet, le principe qui a guidé notre action est le constat qu’il est capital d’éviter une concurrence régionale exacerbée sur un territoire aussi restreint que celui de la communauté Wallonie-Bruxelles.

La mise en place de Wallimage il y a dix ans a été extrêmement bénéfique pour le secteur du cinéma. Un tel fonds a permis d’amplifier les moyens, donc augmenter le nombre de productions. Cela signifie évidemment la création de nombreux emplois non seulement en Wallonie, mais en Belgique tout entière ( on connaît les effets de débordement des investissements effectués sur un territoire circonscrit) . Néanmoins, nous avions également conscience qu’un tel fonds pouvait aussi d’une certaine manière exacerber la concurrence entre nos Régions. C’est la raison pour laquelle nous avons eu l’idée de mettre en place le nouveau fonds Bruxellimage.

La collaboration avec Wallimage a eu pour objectif de décupler les moyens disponibles pour des films générant une partie de leur activité à Bruxelles ou avec des professionnels bruxellois et de s’appuyer sur une expertise éprouvée depuis presque 10 ans tout en réalisant des économies d’échelle en ne dédoublant pas les structures.

La mise en place, il y a un un peu plus d’un an, de la structure Wallimage-Bruxellimage a donc permis que Bruxelles jouisse aussi d’importantes retombées économiques.

Bilan des retombées

Après un an, le bilan est extrêmement positif :

Ainsi, de mai 2009 à mai 2010, le fonds mixte Wallimage/Bruxellimage s’est engagé dans la coproduction de 18 projets de haute qualité. Il s’agit de 17 fictions de long métrage et d’une série documentaire.

12 sont des projets d’initiative belge et 6 sont des coproductions internationales attirées chez nous par la combinaison du mécanisme Wallimage/Bruxellimage et du Tax-Shelter.

Ils nous ont été principalement présentés par des maisons de productions bruxelloises mais 2 émanent d’une maison de production flamande et 2 d’une maison de production wallonne.

Parmi ces films, on retrouve évidemment Largo Winch II, avec Sharon Stone que certains ont peut-être eu la chance d’apercevoir cet été.

Mais on a pu croiser aussi José Garcia, Carole Bouquet, Julie Depardieu, et j’en passe

5 des 17 fictions sont en néerlandais.

11 de ces projets ont fait à la fin mai l’objet d’une convention et ont déjà perçu tout ou partie de l’investissement promis pour un montant total de 788.000 €.

On peut donc dire que pour sa première année d’activité, la ligne Wallimage/Bruxellimage a opéré d’excellents choix que le grand public pourra découvrir dès la rentrée

Mais au-delà de cette satisfaction, ce qui impressionne le plus ce sont les retombées économiques déjà enregistrées et encore à venir en Région bruxelloise :

Nous pouvons voir que les budgets de ces films prévoient des investissement pour :
• Personnes Physiques : 6.333.633 €
• Industries Techniques : 4.711.841 €

En d’autres termes, le total des dépenses annoncées sur Bruxelles est de 11.045.474 €

Ainsi, sur un investissement bruxellois de 1.500.500 € (1/2 de 3.011.000 €, qui est l’investissement total de la ligne Wallimage/Bruxellimage) le réinvestissement est de 736 % uniquement sur Bruxelles-Capitale !

57,34% de ces retombées sont consacrées à l’engagement de talents bruxellois (techniciens, comédiens, personnel de production, etc…

Les réalisateurs qui ont bénéficié de ce fonds sont là pour téémpigner de l’effet bénéfique de la mis een place de ce fonds.

***

Avant de passer la parole à J-C Marcourt, permettez-moi cette dernière réflexion :

Par les temps qui courent, vous admettrez avec moi que la réussite d’un projet, dont la collaboration et le « WIN-WIN » est le principe de base, est plus que symbolique !

Car au lieu de se faire la guerre, nous mettons nos moyens en commun au bénéfice des acteurs.

C’est tout le cinéma belge qui est gagnant parce que le secteur va bénéficier d’une aide financière supplémentaire, et dès lors ce sont les studios, les techniciens, les acteurs qui en bénéficieront.

Les Régions sont gagnantes car elles voient, grâce à cet accord, se développer sur leur territoire plus de productions cinématographiques que par le passé.

On peut aller plus loin et imaginer qu’à terme, une telle collaboration dans la fabrication des films se prolonge en s’étendant à la distribution de ceux-ci. Et peut-être espérer que demain les films soutenus par Bruxellimage soient davantage distribués en Flandre…. Il s’agirait évidemment d’ouvrir une fenêtre culturelle , mais surtout d’offrir une nouvelle opportunité économique au secteur du cinéma dans la Belgique tout entière .

Enfin, au-delà des retombées économiques directes et indirectes, une industrie audiovisuelle forte et reconnue internationalement contribue très largement au dynamisme d’une région, tant vis-à-vis de ses résidents que des investisseurs étrangers, la rendant par la même occasion séduisante pour d’autres secteurs d’activités.

Pour en savoir plus: téléchargez ici bilan des investissements de Juin 2009 – Juin 2010