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Bruxelles / Brussel, Le fil... 10 mar 2009

Soyons fiers de Bruxelles !

4ee7f0254e22bb26e6ed675fdd22391fjpgEn novembre dernier, j’ai lancé une vaste enquête sur l’identité bruxelloise. C’est la plus grande enquête d’identité jamais réalisée à Bruxelles (enquêtes auprès des habitants, des visiteurs, interviews d’experts, recherches documentaires, ouverture du blog participatif ).

Pourquoi cette analyse? Parce que ma priorité, c’est d’associer l’ensemble des Bruxellois dans nos stratégies. Chacun d’entre nous, qu’il soit d’origine belge ou étrangère, qu’il soit habitant ou résidant à Bruxelles est un acteur du rayonnement de la Région. Nous sommes tous concernés par son avenir!

Voilà pourquoi j’ai demandé une analyse complète de ce qui fait notre identité. Je n’ai pas voulu procéder comme on le voit trop souvent: c’est-à-dire de fixer d’abord des objectifs, des cibles et en déclinant ensuite les moyens de les toucher. Ici nous faisons le contraire en nous basant sur les éléments les plus fondamentaux de notre identité.

Depuis plusieurs mois, des Bruxellois de tous horizons, de toutes les communes et de tous les âges sont interrogés. Des habitants, des visiteurs, des personnes issues de toutes les communautés et de tous les secteurs d’activités sont consultés. Au total, plus de 6800 personnes ont collaboré activement à cette démarche.

Et qu’est ce que cela donne? Quelques bonnes nouvelles et aussi la confirmation des difficultés que nous connaissons à Bruxelles.

Les bonnes nouvelles, c’est l’affirmation de l’existence d’une identité bruxelloise très forte et d’un sentiment d’appartenance à Bruxelles très largement partagé, en ce compris par les étrangers qui y habitent .

Au-delà de cette fierté, qu’est-ce qui est important? Je ne vais sûrement pas m’arrêter sur la comparaison avec quelques-uns de nos voisins

D’abord, je constate que le multiculturalisme ressort comme premier trait de notre identité . C’est le signe de l’ouverture des Bruxellois, c’est le reflet de notre société dans toute sa diversité et cela montre aussi que nous relevons ces défis. J’ai la conviction que cette caractéristique ne pourrait ressortir aussi fort si nous nous n’avions pas une capacité à répondre à ces problèmes. Cela dit, je reste réaliste et très conscient de la situation de beaucoup de Bruxellois, notamment les jeunes issus des deuxième et troisième génération de l’immigration.

Comme vous vous en doutez, le côté zwanzeur des Bruxellois apparaît également comme central dans l’identité bruxelloise. Et ce trait a toute son importance. Organiser des événements de folklore urbain comme par exemple la Zinneke Parade, la Fête de l’Iris ou l’année BD qui vient de débuter, c’est célébrer la diversité mais c’est aussi permettre aux habitants de se rapproprier leur quartier au travers d’un événement festif!

Un autre point que je partage avec vous à la lecture de ces résultats est le formidable encouragement à constater qu’un consensus large existe sur les fondements de l’identité bruxelloise. C’est vrai pour les différentes générations – Bruxelles est portée autant par ses jeunes que ses aînés- et c’est vrai au-delà des barrières linguistiques. J’y vois une opportunité pour fédérer au maximum les Bruxellois autour des projets importants. Je constate aussi que cela donne encore plus de corps à la défense de nos intérêts dans le débat institutionnel.

Ce qui m’amène à ma troisième conclusion: les enjeux de l’identité et de l’image de marque de Bruxelles. Cette enquête et l’image qui en ressort, ce n’est pas une couche de vernis pour masquer les problèmes auxquels les Bruxellois sont confrontés. Au contraire! L’objectif de cette analyse est de mieux connaître à l’ADN de Bruxelles pour tirer le meilleur de son potentiel .

Au-delà des chiffres que je cite régulièrement – par exemple sur le rôle de moteur économique de Bruxelles pour la Belgique-, son rôle de capitale européenne et internationale est crucial pour tous les Bruxellois. Trop souvent, on est tenté d’opposer le développement international aux politiques qui concernent directement les Bruxellois. Je crois que ça revient à sous-estimer ce qu’apporte le développement international de Bruxelles ! C’est pour cette raison que j’ai lancé le Plan de Développement International de Bruxelles. Quand notre Région se renforce comme carrefour international, ce sont des moyens supplémentaires pour mener les politiques qui nous sont chères: pour les quartiers, pour le logement, pour la formation et évidemment pour créer de l’emploi. Car l’objectif qui m’anime, c’est de pouvoir redistribuer la richesse produite au bénéfice des Bruxellois.

Voilà pourquoi à côté des priorités qui sont les nôtres, je suis convaincu qu’il faut renforcer l’image de marque de Bruxelles. Et cela passe en premier lieu par plus de cohérence et de fédération autour d’une image de marque qui intègre les éléments identitaires.

Quelle est la suite concrète de cette analyse approfondie? Avec tous ces éléments, je souhaite qu’on continue le processus, que toutes les personnes qui se sont mises autour de la table pour réfléchir à l’identité s’impliquent dans le travail sur l’image de marque. Il faut créer une marque « Bruxelles » et la faire vivre, tant ici qu’à l’étranger.

Et s’il fallait ne retenir qu’une chose, c’est que nous devons être fiers de Bruxelles